Les 5 conseils de notre jardinier :

Fabien Paglia - Jardinier paysagiste


1 - Penser à arroser environ toutes les 2 semaines. Toucher la terre avec le doigt pour contrôler l'humidité.

2 - Penser à donner de la lumière naturelle aux plantes, pas forcément directe.

3 - Ajouter un peu d'engrais 1 à 2 fois par mois.

4 - Aérer les plantes 10 min par jour, et éviter les courants d'air.

5 - Tailler régulièrement les branches pour compenser avec la taille des racines. S'il y a trop de branches, la plante s'épuisera.


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Le bonzaï :

 

Exposition :

Les bonzaïs seront exposés de préférence à la lumière du soleil ou à la mi-ombre pour certaines espèces, dans un endroit aéré.


La taille :

La taille des plantes d'intérieur consiste à couper les branches mortes, les pousses chétives, les feuilles abîmées, les rameaux malades et les fleurs fanées; le tout à l'aide d'un sécateur.

 


On distingue 3 types de tailles des bonzaïs :

- La taille de structure sert à poser les bases de la structures de l’arbre (son tronc). Elle se pratique en hiver pour éviter une trop forte déperdition de sève.

- La taille d’entretien s’effectue tout au long de l’année, et sert à affiner la forme du bonzaï : réduire le nombre de rameaux, éclaircir…

 - La ligature consiste à améliorer la forme (inclinaison) de l’arbre, à l’aide de fils en cuivre ou aluminium entourés sur le tronc et les branches des bonsaïs. Elle peut se faire toute l’année, mais faites attention à ne pas abimer les feuilles au moment du débourrement (stade d'éclosion des bourgeons). La ligature reste en place de 6 mois pour les feuillus, à 1 an pour les conifères.

 

Entretien des bonzaïs :

 - Sur les plantes vertes comme le ficus, nettoyez régulièrement le feuillage. En effet, la poussière sur les feuilles joue un rôle d'écran pour la lumière. 

- L’arrosage du bonzaï s’effectue régulièrement par pluie fine au dessus des feuilles lorsque la terre de surface est sèche. Arrosez jusqu’à 2 fois par jour en été. En revanche, évitez de le faire en hiver. Evitez la stagnation de l’eau qui peut provoquer le pourrissement des racines.

- Apportez aux bonzaïs de l’engrais principalement au printemps et en automne. Diminuez l’apport en été et stoppez-le en hiver pour permettre le repos végétatif de l’arbre. Privilégiez cet apport sous la forme organique, elle évite le surdosage qui occasionne des brûlures au niveau des racines.

- Le rempotage du bonzaï doit s’effectuer tous les 3 ans en moyenne. Plus fréquemment pour les jeunes arbres que pour les arbres matures. Il permet de renouveler le substrat appauvri et d’éliminer les racines trop longues. N’hésitez pas à rempoter régulièrement pour laisser plus d’espace à votre bonzaï.

 

 

Les agrumes

  

Arrosage des agrumes :

Les orangers aiment les terres fraîches, mais poreuses. De fait, arrosez copieusement en été, au pied des plantes, ceci plusieurs fois par semaine (2 à 3 fois, environ 30 à 40 cl d’eau), moins en mi-saison (1 à 2 fois). Ménagez une cuvette d'arrosage pour optimiser les apports d'eau qui ne doit pas être calcaire. Au besoin, pour les plantes cultivées en bac, incorporez à l'eau tirée à l'avance dans un arrosoir une cuillérée de vinaigre blanc (afin de précipiter le calcaire)  ou bien une poche de tourbe blonde à effet acidifiant.

Signes d’un manque d’eau : Une feuille qui se replie vers l'intérieur est signe d'un manque d'eau (mais si elle s'affaisse c'est qu'elle en a trop, ce qui est encore plus dangereux pour l'arbre, donc attention aux signes).

Qualité de l’eau : L'eau peut être froide ou tiède. Privilégier la récupération d'eau de pluie, souvent de meilleure qualité et qui, de plus, est gratuite.


Entretien des agrumes : 

Les agrumes ne nécessitent que peu d’entretien, ils n'apprécient guère la concurrence des mauvaises herbes. Maintenez le sol propre sous les arbres et, en bac, n'installez pas de plante d'accompagnement à leur pied.

Taille des agrumes :

Faites la chasse aux gourmands issus du porte-greffe, à supprimer à leur base. Procédez à la taille au début du printemps, après la récolte. Les fruits sont produits sur les rameaux de l'année en cours. Privilégiez donc les rameaux secondaires en veillant à maintenir de centre de la ramure bien aéré.

 

 

L’olivier


Rempotage de l’olivier :

La culture en pot de l’olivier est tout à fait adaptée : 

- Choisissez un bac suffisamment grand pour que les racines puissent se développer avec aisance.

- L’olivier n’a pas nécessairement besoin d’un pot trop grand qui sera plus difficile à déplacer.

- Utilisez un terreau pour olivier ou un terreau plantation.

- Installez-le à un endroit très ensoleillé et plutôt à l’abri des courants d’airs.

 

 

Arrosage de l’olivier en pot :

La culture en pot et celle de l’olivier en particulier impose certaines règles quant à l’arrosage.

La terre se dessèchent beaucoup plus vite, il faut donc arroser régulièrement de 30 à 40 cl, de 2 à 3 fois par semaine en été et de 1 à 2 fois en hiver.

L’olivier ne supporte pas les excès d’eau, il faut donc un arrosage modéré.

Tous les 15 jours, en période de croissance, apportez de l’engrais pour olivier à votre arrosage.

On peut considérer cette période comme allant de mai à juillet.

 

Taille et entretien de l’olivier en pot :

Une taille annuelle est recommandée à la fin de l’hiver ou au début du printemps.

L’olivier en pot préfère les tailles douces aux tailles sévères. 

Supprimez les branches qui ont poussé au pied de l’arbre ou le long du tronc.

Coupez les branches qui pointent vers le sol. Il faut privilégier la pousse des branches horizontales et qui montent vers le ciel

Aérez le cœur de l’arbre en taillant les branches qui poussent vers l’intérieur et en conservant les branches maîtresses qui forment la charpente.

Obtenez un magnifique olivier en pot en apportant à votre arbre un engrais olivier.

 

 

Trucs et astuces pour cultiver en intérieur

 

Où placer ses plantes d’intérieur ?
Près de la fenêtre ! Dans une maison, à mesure qu’on s’éloigne des ouvertures, la luminosité décline très vite or elle est indispensable aux plantes. Quand les tiges s’allongent et que le feuillage jaunit, c’est signe d’un manque de lumière. C’est particulièrement nécessaire l’hiver où l’on doit approcher ses plantes à moins de 1,50 m d’une source de lumière. Une seule limite toutefois, certaines plantes dites d’ombre ne supportent pas le soleil direct.
Et pour que les plantes profitent pleinement de la lumière disponible, on nettoiera le feuillage régulièrement pour le débarrasser de la poussière.

 

Et côté humidité ?
Les plantes d’intérieur apprécient une atmosphère plutôt humide. Mais au-delà de 60 %, l’atmosphère est inconfortable pour un être humain ! Éventuellement, pour les orchidées ou les plantes tropicales, qui ont besoin d’une atmosphère très humide (de 70 % à 90 %), on peut placer un humidificateur à proximité, surtout lorsque la pièce est chauffée. On peut également pulvériser le feuillage quotidiennement.

 

Quelles sont les plantes qui dépolluent ? 
La plupart des plantes exercent une action dépolluante sur l’air intérieur mais certaines sont des championnes toutes catégories. Le lierre par exemple purifie à la fois en quantité et en qualité. En effet, il est efficace sur une grande variété de polluants : formaldéhyde, benzène et xylène. Et comme il n’est pas très exigeant en lumière, il se satisfait d’une installation en cuisine ou dans un bureau. L’aloe vera est aussi un spécialiste du formaldéhyde, un gaz inodore émis par la fumée de tabac, les produits ménagers, les colles des bois agglomérés et les peintures. Il est peu gourmand en eau et fait de l’effet au salon. Quant au ficus, qui déteste les courants d’air mais se développe bien si on lui laisse de la place, il convient aux pièces où l’on reste longtemps comme les chambres ou le séjour.
Enfin, plus une plante est volumineuse et en forme, plus elle exerce son action dépolluante. Une bonne raison de chouchouter ses plantes !

 

Comment aider ses plantes à survivre pendant les vacances ?
Il faut gérer les réserves d’eau sur la durée. Il existe des systèmes d’arrosage avec un bac de plusieurs litres et des tuyaux à piquer dans chaque pot. Plus simple, les arroseurs bioclimatiques, sur lesquels on fixe une bouteille remplie d’eau, alimentent la plante en fonction de ses besoins. Comment ça marche ? Le système régule le débit d’arrosage en fonction de la météo : le débit augmente par beau temps, se réduit par temps couvert et varie en fonction du jour et de la nuit. Car c’est le changement thermique qui déclenche l’écoulement : plus l’amplitude thermique est grande, plus l’écoulement est important ; et plus la bouteille se vide, plus l’arrosage s’intensifie.

 

Que faire en cas d’attaque de ravageurs ?
Araignées : quand le dessous des feuilles semble couvert de poussière, c’est signe que les araignées, jaunes ou rouges, sont arrivées ! Vaporisations et bassinages permettent d’en venir à bout.
Cochenilles : favorisées par les atmosphères chaudes et humides, les cochenilles ne résisteront pas au passage d’un pinceau à poils durs, qui les empêche de s’alimenter.
Mouches blanches : visibles à l’œil nu, leur présence s’accompagne souvent de tâches noires gluantes. Douches et pinceau permettent de limiter l’invasion, sans toutefois offrir une solution définitive.
Pucerons : la technique du pinceau peut s’avérer efficace.

 

Que faire une fois qu’un bulbe a fleuri ?
Forcé pour fleurir la maison au cœur de l’hiver ou dans le respect de son rythme naturel, un bulbe fleurit une fois par an. Une fois la floraison passée, vous couperez les fleurs mais pas les feuilles. Car ce sont les feuilles qui alimenteront le bulbe pour la prochaine saison. Une fois les feuilles fanées, on peut replanter le bulbe dehors, en pleine terre. Et puis patience, la floraison attendra l’année prochaine.